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PIEMONTEDALVIVO onstage: Il blog di PIEMONTEDALVIVO
mer
26
ago
2009

Entretien avec Anne-Françoise Cabanis, directrice du festival

Passée par la Ferme du Buisson et les Giboulées de Strasbourg, Anne-Françoise Cabanis n’est pas une nouvelle venue dans le monde de la marionnette. Elle prend les rênes d’un festival encore troublé par la disparition de son fondateur, Jacques Félix, décédé en janvier 2006. Avec deux priorités : professionnalisation et rajeunissement.


Dans les grandes lignes, pouvez-vous nous rappeler votre parcours ?
Mon parcours peut se résumer à vingtcinq
ans aux côtés de la création, marionnette,
théâtre, jeune public, musique.
De plus, j’ai la chance de réaliser exactement
le métier que je rêvais de faire
à l’âge de 15 ans : mettre en contact les
oeuvres de notre temps et les publics !
C’est un véritable engagement. J’ai passé
de passionnantes et nombreuses
années à la Ferme du Buisson (scène nationale de Marne-la-vallée),
en région parisienne, avec Fabien Jannelle. C’était formidablement
dynamique : la création d’un lieu, la constitution d’un public, la
production, la naissance de Lieux Publics (centre de ressources
pour les arts de la rue), la création d’un festival jeune public, les
plateaux danse… Je me suis frottée à tous les aspects de notre profession.
Après les années « Ferme du Buisson » et la direction d’un
lieu plus modeste, j’ai quitté l’institution pour travailler en intermittente…
Direction artistique sur des festivals (Les Giboulées de
la marionnette à Strasbourg, Les Rythmes du Marais à Paris) et, en
tant que chargée de production, j’ai monté de nombreux projets
artistiques. Je connais donc très bien les problématiques et les
enjeux des compagnies. J’ai fait également beaucoup de diffusion…
Il y a vingt-cinq ans, la Ferme du Buisson n’avait pas les bâtiments
que l’on connaît aujourd’hui. De nombreux marionnettistes sont
venus « poser leurs oeufs » dans les nids que nous offrions et travailler
chez nous… Jean-Pierre Lescot, Christian Chabaud, François
Lazaro, les Dougnac, Les Monestier, Philippe Genty, Massimo
Schuster, Amoros et Augustin… ont été accueillis à La Ferme du
Buisson, où j’ai découvert et accompagné les nouveaux territoires
de la marionnette.
J’ai fait également beaucoup de formation à la médiation culturelle,
avec des publics enthousiastes, pour des conseils généraux,
des villes ou des organismes de formation professionnelle. Avec
Dominique Berody, le directeur de la Biennale Heyoka liée au CDN
de Sartrouville, nous avons également monté des projets autour
des écritures contemporaines.
Je suis très attachée au public. Ce qui me permet de dire que toute
proposition même très pointue trouve toujours son public. Cela, je
l’ai appris de Christian Gangneron, fondateur de l’Arcal (Atelier de
Recherche et de Création d’Art Lyrique), qui sait passionner les
foules avec l’opéra contemporain ! J’aime tout ce que je ne connais
pas, tout ce qui est difficile, le chemin du pont des arts qu’il faut
se donner la peine de traverser pour connaître l’autre rive !
La nomination d’une directrice représente un événement inédit à
Charleville, festival qui a longtemps été dirigé par son fondateur,
Jacques Félix. Quelle volonté cette nomination traduit-elle ?
La mort de Jacques Félix a laissé tout le monde un peu démuni…
Mais de façon affirmée, avec une unanimité rare, les financeurs
(État, région, département, ville) ont fait savoir qu’ils souhaitaient
un professionnel à la tête du festival. Ils ont accepté d’apurer les
déficits à cette seule condition.
L’idée de la professionnalisation est relativement récente à
Charleville… Le festival a longtemps fonctionné sans équipe technique
(jusqu’en 2003). Et il a aujourd’hui une équipe logistique
essentiellement composée de bénévoles.
Je pense qu’il faut retrouver l’esprit de Jacques Félix – le respect de
la marionnette et des marionnettistes. Esprit qui, au fil des années,
s’était un peu distendu. Tout en sachant que le monde de la culture
et du spectacle a considérablement évolué : il s’est professionnalisé
et impose le respect des conditions techniques, des conventions
collectives et une connaissance des problèmes d’Urssaf, de
contrats, de billetterie… – que l’on ne peut plus ignorer aujourd’hui.
En termes budgétaires, comment s’annonce cette édition 2009 ?
Le budget 2009 est en reconduction par rapport à 2006. Les quatre
partenaires se sont répartis la charge de mon poste. Ce qui ne
donne pas de moyens supplémentaires pour la programmation.
Avec environ 75 000 billets payants, Charleville réalise environ
40 % de recettes propres, ce qui est considérable. Je suis donc
obligée de garder une offre suffisante en termes de public, pour
équilibrer le budget. Cela ne laisse pas beaucoup de place au
risque, mais on ne peut pas tout faire en même temps…
L’un des problèmes bien connus de Charleville-Mézières est le
manque d’équipements dédiés…
On équipe les gymnases, les cours… Et c’est évidemment très coûteux.*
Il y aurait urgence à réfléchir à une planification des équipements
de salles, voire à la création d’une salle de grande envergure.
L’administration du festival reste dans les locaux des Petits Comédiens
de Chiffons, à côté des locaux de l’ESNAM (École nationale
supérieure des arts de la marionnette). Nous sommes quatre permanents,
mais un poste d’administrateur fait cruellement défaut.
Notamment pour engager le festival dans des coproductions, ce
que j’aimerais faire.

Dans un contexte général de récession, les enjeux de cette édition
paraissent énormes ?
Il y a des enjeux locaux évidents. Mais au-delà, il y en a aussi pour
toute une profession, mobilisée autour du mythe Charleville.
Charleville est le lieu où la marionnette a été révélée, avec ses véritables
enjeux esthétiques, artistiques et politiques. La venue des
troupes de l’Est, à l’époque, n’était pas anodine ! Les marionnettistes,
même ceux qui ne sont pas programmés au festival, viennent
pour se rencontrer, pour discuter, pour échanger… Ce festival
a une aura magnifique. La marionnette est un champ artistique
longtemps resté sur les marges. En conséquence, les professionnels
ont besoin de se resserrer, d’avoir un endroit à eux. Je pense que
c’est aussi ce qu’il faut réussir à préserver dans ce festival : innovations
certes, mais rencontres également. Nous allons privilégier les
endroits de convivialité où l’on puisse poser des problématiques,
donner du sens à ce que l’on fait, prendre le temps de l’échange…
comptez-vous vous y prendre ?
Il faut laisser les jeunes prendre des responsabilités, se tromper,
créer des réseaux… s’amuser ! J’aimerais aussi que l’on retrouve cet
esprit à Charleville.
Je pense que la marionnette est véritablement un objet dont les
jeunes peuvent s’emparer, et au travers duquel ils peuvent s’exprimer.
Nous ne sommes pas loin de la culture BD. Les nouvelles
technologies sont également complètement à l’oeuvre dans les
créations des jeunes marionnettistes. Nous allons accueillir beaucoup
de jeunes artistes et j’aimerais qu’ils rencontrent des publics
de leur âge. La marionnette n’est ni infantile ni réservée aux adultes
sages… Il faut vraiment ouvrir les portes ! Juste une anecdote : nous
avons ouvert un site Facebook. En deux jours, il y avait plus de trois
cents amis ! Cela signifie que le festival parle à toute cette génération
de jeunes utilisateurs d’internet.
La marionnette, dans l’inconscient collectif, est un art très populaire.
Elle l’est réellement. Par son histoire, mais pas seulement.
C’est un peu comme la musique contemporaine. C’est un art qui
est très en phase avec l’appréhension du monde dans lequel nous
vivons. La marionnette réunit ces deux éléments, le populaire et le
contemporain, au sens noble du terme.
L’idée n’est pas de faire un « Avignon de la marionnette » ?
C’est plutôt de faire un Cannes de la marionnette. À Cannes, il y a
de tout et de la place pour tous, de façon visible et repérable : des
sections, de l’art et essai, des choses un peu moins pointues, des
propositions grand public… Il y a aussi un marché, une économie.
La thématique de cette édition, ce sera « la marionnette au centre
des arts ». Quelle évolution ce choix traduit-il ?
Le grand chambardement a été quand la marionnette est partie à
la conquête de l’espace. La marionnette ne joue plus dans le
castelet fermé mais dans l’espace scénique. Après, on peut décliner
toutes les variations possibles : grandes formes, petites formes…
Découlant de cette évolution, on trouve le marionnettiste à vue
qui peut être danseur, acteur, jongleur, à charge pour lui de nous
démontrer la relation qu’il entretient avec ses marionnettes et de
définir leurs places respectives dans l’espace. La marionnette ne
doit pas être schizophrène et centrée sur elle-même. Forcément,
elle écoute ce que font le théâtre, la danse, la musique ou les arts
du cirque. Même si ces relations se redéfinissent chaque jour.
Aujourd’hui, le marionnettiste a accédé à un double statut, d’acteur
et de manipulateur, ce qui ne va pas sans difficultés. La marionnette
est en lien évident avec toutes les problématiques posées
par la danse contemporaine et avec les recherches sur le corps et
l’objet… Comment rendre un objet animé ? Problématiques qui se
croisent avec celles de la danse, avec la façon dont le corps est
impliqué dans la vie donnée à l’objet, qu’il soit figuratif (poupée)
ou objet du quotidien. On a pour habitude de classer le travail des
ombres dans la catégorie marionnette. Ce travail relance le dialogue
avec les nouvelles technologies, les images virtuelles et
numériques. En fait, la marionnette est résolument moderne.
Moderne et contemporaine. La marionnette traduit cela à sa
façon, avec des jeux d’échelles passionnants.
La rencontre avec les Québécois, les Chiliens, les Belges francophones,
traduit-elle des opportunités ?
Les éditions précédentes invitaient sans doute davantage de pays,
mais de façon un peu aléatoire, un peu dispersée… Il m’a semblé
plus intéressant, de mettre en lumière l’état de la création ou de
la tradition, de pouvoir mener une réflexion sur la présence et la
place de la marionnette dans telle ou telle contrée : le Québec, le
Chili, la Wallonie.
Il y a aussi des Anglo-Saxons qu’on ne connaît pas du tout, des
Australiens, des Sud-Africains, des Américains… Le contact s’est-il
établi par le biais de l’Union Internationale de la Marionnette
(Unima) ?
Pour les Australiens, oui, parce que j’avais eu des retours sur le congrès
de l’Unima qui s’est tenu à Perth, en avril 2008. La Sud-Africaine
Aja Marneweck est une jeune femme qui a effectué un stage à
l’Institut, et qui a envoyé un dossier au festival… Le lien avec
Charleville reste une référence pour les marionnettistes du monde
entier. À ce propos, sur quelles bases s’établissent les relations entre le
festival et l’Institut ? Lors de l’édition 2006, l’Institut avait eu une
programmation parallèle, centrée autour des nouvelles technologies…
Nous partons Lucile Bodson, directrice de l’Institut, et moi-même
sur l’idée que nous travaillons dans la même direction, pour une
égale défense de la marionnette. On peut décliner différemment
nos actions, en sachant que nous nous situons sur un territoire
commun que nous partageons bien volontiers. Tout est lié :
recherche, formation, diffusion (festival)… C’est un parcours qui a
une logique, une cohérence évidente. Et qui permettra de renforcer
le pôle marionnette de Charleville-Mézières.
Dernière question, comment le festival s’articule-t-il par rapport
aux Saisons de la marionnette, et notamment par rapport à TAM
TAM, événement programmé sur toute la France, du 14 au 18
octobre ?
C’est un regret, car ça ne s’articule pas tellement. TAM TAM démarrera
quinze jours après la fin du festival. Toutes les compagnies
étrangères qui auraient pu être diffusées dans ce cadre-là vont
repartir… Ce que l’on peut tout de même dire, c’est que les Saisons
seront présentées pendant le festival. Nous leur servirons de tremplin
et nous nous en réjouissons !


Propos recueillis par Mathieu Braunstein


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mar
18
ago
2009

Lo spazio piemontese di Etre marionnette: il Forum

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Ecco le foto e la piantina dello spazio messoci a disposizione dal Festival mondial de thèatres des marionnettes: il Forum (18, av Jean Jaurès – 08000 Charleville-Mézières) che ospiterà 13 spettacoli e un ricco spazio espositivo, oltre ad uno spazio convivialità dedicato alla scoperta del Piemonte enogastronomico.

Negli spazi del Grand Magasin (rez de chaussée) inoltre, l’editoria piemontese di settore – la più prolifica in Italia – trova visibilità accanto a quella internazionale. 


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sab
8
ago
2009

Il visual di Charleville

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E’ Damiano Privitera – direttore artistico insieme a Georgina Castro Kustner dello spazio che il Festival Mondial des thèatres de marionnettes di Charleville-Mézières dedica al Piemonte – l’autore dell’immagine che sarà il visual dell’esperienza del nostro teatro di figura oltralpe.

Ecco come lo racconta:

“Etre Marionnette: un’asserzione che nella sua duplicità di lettura rispecchia il senso vero di queste persone lavoratori della marionetta, del burattino, dell’ombra che nella ricerca e ricreazione di se stessi trovano un “essere marionetta” in grado di rappresentarli al di là delle intenzioni, in cui il valore vitale aggiunto è quello che gli dà il pubblico, nella sua implicazione emotiva, forse ingenua, di credere ad un miracolo sfuggevole e imprevisto: la creazione della vita. Su questa utopia il teatro di figura piemontese da tempo, forse inconsciamente ma virtuosamente,   investe e si confronta in un percorso di crescita che ha portato alla nascita di un’opzione “teatro di figura” contemporaneo. In questa interpretazione l’approfondimento drammaturgico e l’innovazione del linguaggio sono perseguiti in modo naturale, quasi fosse questa la vera tradizione piemontese, la caratteristica storica del nostro teatro delle marionette; forse è il contesto generale della regione che porta ad una contemporaneità da sempre: la tecnologia dell’industria meccanica, l’informatica, l’informazione, l’arte contemporanea. Tutto ha influito e influisce sullo stile piemontese: un’apparente immobilità che nasconde invece un crogiuolo di idee, di passioni, di intuizioni. Questa attitudine è l’ossatura robusta su cui il lavoro degli artisti poggiano la loro creatività e il loro slancio passionale; un punto di vista che rimanda sicurezza per un linguaggio, quello delle figure, difficile e tanto “inumano” quanto nello stesso tempo così profondamente intimo, rivelatore e smascheratore dell’anima. Un teatro che così facendo vuole emergere da quell’alone di teatro comodamente infantile, o peggio, banale; un teatro che deve tornare ad essere recepito per le sue reali intenzioni.”


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mar
4
ago
2009

Pinocchio remix: absence et solitude

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