Un grazie particolare allo staff organizzativo di Farandole à l’italienne
Susanna Fadini, Mara Forcelli, Talia Geninatti, Elisa Olivero, Lucia Pozzi,
al coordinatore artistico Graziano Melano e all’Agis Piemonte e Valle d’Aosta,
a tutte le compagnie
Un grazie particolare allo staff organizzativo di Farandole à l’italienne
Susanna Fadini, Mara Forcelli, Talia Geninatti, Elisa Olivero, Lucia Pozzi,
al coordinatore artistico Graziano Melano e all’Agis Piemonte e Valle d’Aosta,
a tutte le compagnie
Lo spettacolo “Cappuccetto Rosso et le loup solitaire”

Elisa,Giorgio,Jean Jacques al Théâtre Le Buffon

GIORNALE ” LA MARSEILLAISE”
15 luglio 2010
Festival Avignon Off 2010
Théâtre La Luna
articolo di JEAN-MICHEL GAUTIER
compagnia teatrale COLTELLERIA EINSTEIN
“Cappuccetto Rosso et le loup solitaire”
Ce petit chaperon rouge que l’on a tous rêvé de croquer
Une compagnie du Piémont est venue présenter sous l’impulsion de Lucia Pozzi son spectacle en Avignon.
Elle est un des fruits de cette “Farandole à l’italienne” qui perdue depuis 14 ans et amène une touche supplémentaire de couleur dans le Off du Festival d’Avignon.
Une collaboration qui montre que la culture européenne doit se renforcer pour exister et qui dit aux incultes (s’il en existe encore) “La culture ça se mérite, rien n’est acquis”:
Cette année c’est au milieu des 1.100 pièces présentées que le Piémont offre un vrai bijou, ce “Petit Chaperon Rouge”, fable bien connue mais revisitée en oeuvre moderne pour tout public, à voir revoir et savourer.
Imaginez un studio de télévision qui propose un reportage sur le petit chaperon rouge dans son programme documentaire “Nature sauvage”.
Bien des années se sont écoulées depuis sa mésaventure, à présent elle fabrique des chapeux.
Des chapeux il y en a, de toutes les formes et de toutes sortes avec bien des accessoires mais tous sont rouges comme les perches qui les supportent.
Un univers rouge sur fond noir dans lequel le présentateur et le loup se fondent, se confondent.
Un de ces loups égarés, loup de dernier intérêt, banni de la meute, un loup solitaire.
On alterne au gré du récit entre l’histoire du petit chaperon rouge et celui de la vraie histoire des loups.
Ainsi peu à peu le loup nous devient familier, presque humain et surtout sympathique, tant on se demande si l’histoire ne va pas dévier.
Une fraîcheur insoupçonnée
Giorgio Boccassi auteur, metteur en scène, comédien nous pousse dans notre crédulité, nos peurs, joue avec, mélange conte et biologie, fiction et réalité.
Alors que le petit chaperon rouge interprété par Donata Boggio Sola est la candeur incarnée, elle ne connaît et de ce fait ne reconnaît pas le loup jusqu’à être trompée par lui.
Une mise en scène intelligente, un jeux subtil sur les racines de l’individu, où enfants et adultes se rencontrent sans pour autant laisser quoi que ce soit à l’autre, sans s’être fait de concessions, prenant chacun un plaisir évident à suivre le récit qui, cerise sur le gâteau est en français avec une pointe d’accent italien ce qui lui confère une fraîcheur insoupçonnée.
Perrault avait prévu bien des choses mais cette version là est d’une richesse qui largue le conte aux oubliettes de la littérature pour lui offrir une voie royale dans le théâtre.
Jean-Michel Gautier

LA MARSELLAISE
Lundi 26 juillet 2010 – AVIGNON – Festival Off
Critique de Jean – Michel Gautier
LE DANEMARK PROPULSE EN ORIENT
Sur une scène nue, un grand rideau blanc d’où les protagonistes entrent et sortent avec les accessoires. Ils sont trois, Hamlet, Getrude sa mère et Ophélie.
Ils sont habillés avec des vêtements japonais d’ Aïkido à la finition baroque et sont maquillés comme des geishas. Le royaume du Danemark propulsé dans l’orient, milieu des extrêmes, du raffinement dans tous les domaines.
Pièce volontairement orientée sur Hamlet dans une thématique originale : la voracité dans l’amour.
Hamlet est devoré par sa passion, Ophélie engloutie par ses flots et Gertrude se goinfre sur la dépouille de son fils…
On démarre par le cris des hyènes se disputant, puis les masques ôtés les visages maquillés des acteurs déploient une infinie tristesse. De déchirements en déchirements avec un Ham-let toujours à la lisière de l’éclatement, habités de mouvements au paroxysme de l’émotion qui de pulsions en pulsions va se donner la mort.
Une scène somptueuse ; la noyade d’Ophélie interprétée par Agla Germanà au milieu des bouteilles d’eau qu’elle avale comme les flots du ruisseau dans lequel elle se noie, transposition d’une esthétique fabuleuse.
Un superbe travail de mise en scène de Giorgia Cerruti et on remarque le jeu d’acteur de Davide Giglio dans le rôle de Hamlet.
Une compagnie italienne qui joue en français et nous donne à voir un théâtre inventif, créatif et puissant.
HAMM-LET-Etude sur la voracité ! De Shakespeare, Laforgue, Müller, Pasi, Moscato
Claude Kraif
http://revuespectacle.com.free.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=3400&Itemid=46
Festival d’Avignon
Théâtre Buffon : du 20 au 31 juillet 2010
Piccola Compagnia della Magnolia
Mise en scène :Giorgia Cerrutti
Avec : Giorgia Cerrutti, Agla Germanà, Davide Giglio
Hamlet est emporté dans un maelström émotionnel. Les comédiens tourbillonnent dans une tornade d’amour, de haine, de sensualité et de voracité. L’eau qui s’écoule par mille bouteilles réussira t’elle à noyer le feu des passions.
Il faut bien cinq auteurs et non des moindres pour aborder un thème aussi dense qui contient, la fatalité, la jalousie, l’inceste, la folie, le crime. Hamlet, héros de toutes les tragédies, est bien le représentant de l’Homme, comme le sont Faust ou Dom Juan. Il doit se frayer le chemin entre l’adoration et la dévoration qui le mènera peut être au sens de la destinée humaine.
Les trois comédiens vont et viennent sur la scène, jaillissants comme des diables avec leurs masques de rat et leurs magnifiques costumes, inspirés du théâtre japonais et de l’opéra baroque. Ils gesticulent, ricanent, comme les sorcières de Macbeth, puis retirant les masques, ils vont jouer leurs rôles avec toute la force et la rage, trop longtemps contenues dans leurs habits noirs et corsetés.
La mise en scène insiste sur le mouvement. La rapidité des déplacements. La présence des acteurs est démultipliée. Ils sont comme dédoublés, omniprésents. La chorégraphie très aérienne s’inspire des arts martiaux. La musique va se mêler au vent des tempêtes, aux paroles assénées comme des sentences de jugement dernier, au combat de vie et de mort à mener quand le principal ennemi, est soi-même ou son double !
Jeudi 15 juillet 2010
Aux Hivernales d’Avignon, panique à tous les étages
Il est le musicien, elle est la chanteuse. Ils sont M. Loyal, le gardien de cet immeuble. Ils sont italiens, ça se voit. Comme une marque de fabrique: lui, le bel italien, elle, la mode incarnée. La lumière s’étiole, la musique commence et la voix envoûtante de la chanteuse me berce et permet l’accès aux autres. Ils sont le pont qui nous relie au plateau. Ils sont les passeurs. Un balai de portes débute. Elles tombent, se relèvent, s’ouvrent. Juste le temps d’apercevoir les hommes et femmes qui vivent de l’autre côté.
Ils sont cinq. Cinq, comme les doigts de la main. Unis, désunis, incarnant le vivre ensemble. L’espace scénique nous invite dans leur lieu d’habitation, dans leurs chassés-croisés. Tous sont célibataires (le mal du siècle), cherchant des moyens de communication, d’échanges. Le mouvement lie, délie les rencontres, les corps, nos corps, et souligne l’importance de l’humain qu’Internet a si facilement occulté.
Leur danse fluide a un aura tout particulier: elle est d’une sincérité déconcertante. J’imagine les accompagnant, sonnant à leur porte, dans leur danse empreinte de multiples références (Pina est toujours avec nous).
Leurs histoires s’inspirent du quotidien et l’influence de la Cinecittà est reconnaissable. Visconti, Rosseline, Fellini soufflent sur leurs échanges. Les images de Vespa, de la Mama, de la vie d’immeubles dépeintes dans les vieux films italiens, de l’animation des ruelles, prennent vie sur le plateau. On se sent comme chez soi est c’est ici que la légèreté apparente de la proposition laisse entrevoir l’acte politique et sociétal de la danse. La fragilité des relations humaines mise à nu par le jeu des portes, la beauté des corps se découvrant et la fête pour mieux enivrer les pantins du monde, sont les ingrédients de cette réussite chorégraphique, et invitent le public à l’empathie. C’est une décharge contre le politique, car transposer les personnages dans un immeuble fantasmé, c’est évoquer la dureté de la vie, les privations auxquelles nous, citoyens européens, sommes prêts à affronter (l’image de la rose entre les dents est remplacée par celle du céleri, contexte économique oblige!). Leur monde est le nôtre et toute ressemblance est fortuite.
J’ai aimé me perdre dans les étages de cet immeuble avec cette bande d’amis, trouvant refuge dans notre cercle, à fredonner des chansons pour endormir les banbini et nous faire supporter le réel.
Je ressors heureux, bercé par la légèreté ambiante qui se dégage de cette proposition, comme si je venais d’écouter un discours politique où tout irait bien.
Laurent Bourbousson – www.festivalier.net
Canzoni del secondo piano, de la compagnie Tecnologia filosofica, au Théâtre des Hivernales, à 10h00, juqu’au 23 juillet.
« La compagnie Tecnologia Filosofica coupe des tranches de vie, gorgées des saveurs douces-amères du quotidien. Ils sont cinq, individualités saisies en coupe dans leur quotidien, voisins par la force des choses. Chacun vague à sa vie, enclose dans le périmètre d’un chez soi toujours trop à l’étroit. Les uns tentent de déborder le champ du possible, les autres empiètent les frontières du réel. Tout cherchent à truquer les menues joies et misères de l’existence.<…> Accompagnés par une chanteuse et un musicien, les cinq danseurs évoluent dans une scénographie mouvante,où chaque porte invite à la dérobade ou au secret d’intimité. De soli en trios, ils déclinent les infinies variations d’une humanité toujours en quête d’équilibre, entre tragique et comique ».
Gwenola David_ La Terrasse_Avignon en scène(s)2010_juilliet 2010
…e si va! E’ il 17 luglio, sono le ore 10:00 e siamo tutti e quattro in macchina pronti per partire, quattro valigie, la spesa, i costumi e il nostro magnifico ed inseparabile stendardo. C’è quasi un clima da vacanza, musica a stecca e fagiano, finestrini tirati giù e il caldo di luglio nell’aria. La Piccola Compagnia della Magnolia è pronta a partire, Avignone arriviamo!
Alle 18:00 c’è la conferenza della Farandole a l’italienne, nonostante il traffico riusciamo ad arrivare al volo, molliamo la macchina fuori dalle mura e ci buttiamo nel clima avignonese, le strade brulicano di persone, di locandine e di rumori, c’è un vento piacevole che ci accoglie, arriviamo davanti al Théatre la Luna, in tempo per la conferenza, c’è un gran fermento e noi facciamo un po’ fatica ad orientarci, ci siamo catapultati in questa atmosfera così viva ma ancora dobbiamo ambientarci, incontriamo le altre compagnie e amici di Torino tra cui Tecnologia Filosofica, anche loro qui per il festival. Poi andiamo finalmente a casa, la casa che condivideremo per le prossime due settimane, siamo un po’ scombussolati da tutto questa concitazione, il tempo di una cena, di sistemare i bagagli e si va a dormire, per recuperare le forze per il giorno dopo e quelli successivi.
Il 18 ci fiondiamo in strada, truccati, in costume con il nostro stendardo che svetta nel vento pronti per la nostra prima parata, la prima di una lunga serie, tante quanti saranno i giorni che staremo qui, inizia il “tractage”, distribuiamo pieghevoli in tutta la città, Rue Thiers, Place de l’ Horologe, Palais des Papes e così via, tutti i punti nevralgici. Si respira l’aria del festival, delle locandine, delle altre compagnie che sfilano in parata come noi, si respira il teatro, l’arte in ogni sua forma espressiva, nei luoghi più impensabili, meno usuali, si sente il bisogno di tutti di dar sfogo alla libera espressione e tutto diventa un vortice di canti, suoni, colori e vita, non esiste più confine tra pubblico e attori, le persone per strada accolgono questo con entusiasmo, tutto è raccolto, protetto dalle mura che racchiudono il festival.
Il 19 dalle 20:30 alle 23:30 abbiamo la prova tecnica in teatro, tre ore per capire come sistemare le luci, gli oggetti di scena e regolare i volumi delle musiche, tutto è rapido conciso non c’è tempo per fare le cose con calma, qui i tempi sono serratissimi, ma tutto il lavoro viene svolto in maniera precisa e meticolosa da noi e dai tecnici del teatro.
Il 20 si va in scena al Théatre Buffon, saremo in otto compagnie ad alternarci sul palco nell’arco di tutta la giornata. Iniziamo a prepararci nel tardo pomeriggio, capelli, trucco, costumi e per le 20:00 precise siamo in teatro, inizia il montaggio rapido, sembriamo un piccolo esercito, ognuno sa cosa deve fare, siamo concentrati rapidi e perfettamente in orario, in mezz’ora riusciamo a montare tutta la scena di Hamm-let, luci comprese, lo smontaggio invece è un po’ meno rapido all’inizio, ma dopo le prime tre repliche ci velocizziamo, anche grazie ai consigli e all’aiuto di molte persone. La prima vola via intensa, il pubblico accoglie con trasporto Hamm-let, lo sentiamo dagli applausi accorati, dagli occhi commossi e umidi e dai volti un po’ scossi.
Ad una settimana dalla fine, la stanchezza inizia a farsi sentire, il caldo, l’intensità delle giornate, le parate mattutine e le energie che richiede lo spettacolo, ed oggi, ad una settimana dalla fine hanno scritto di Hamm-let su la Marseillase, e questo ci ha riempiti ancora di più di entusiasmo. Ad una settimana dalla fine, stringiamo i denti e con forza andiamo avanti tirando fuori tutte le energie necessarie per affrontare queste ultime sei repliche per arrivare poi al 1° agosto sfiniti ma soddisfatti di quest’esperienza elettrizzante.
Partiamo da Torino il 5 luglio diretti verso la città dei papi, Avignone. 4 macchine + 1 furgone…siamo tanti….alcuni di noi artisti della compagnia in questi anni hanno messo su famiglia….la comunità teatrale Tecnologia Filosofica si amplia, i pargoletti crescono, e partono con noi per l’intero periodo di permanenza avignonese(dal 5 al 23 luglio 2010)…un totale di 11 adulti, 4 bambini e 1 gatto….una squadra di calcio più che una compagnia di danza-teatro.
Appena un tempo per ambientarsi nelle 2 case in cui siamo distribuiti (una in pieno centro, l’altra appena fuori dalle mura), e il 6 luglio ci catapultiamo in teatro (il CDC Les Hivernales, storico centro di sviluppo coreografico di Avignone), dove è previsto il nostro giorno di montaggio. ad accoglierci ci sono i tecnici della struttura che ci assistono tutto il giorno dalle 9 alle 21, per preparare l’allestimento. sono molto disponibili e curano il dettaglio dell’organizzazione tecnica: in 7 compagnie divideremo il palco per 12 repliche….noi siamo programmati tutti i giorni alle 10 am, il primo spettacolo del mattino….una vera sfida per noi e per il pubblico. La giornata di montaggio è lunga e faticosa… e gli ostacoli come sempre non mancano….(un paio di sere prima, a Vinadio, alla fine dello spettacolo c’è stato un black-out generale in montagna che ci ha fuso molte apparecchiature tecniche…e purtroppo ce ne accorgiamo solo ora in francia….un trasformatore fuso e una tv cimita).
I giorni successivi, iniziamo a respirare il clima del festival….la città si è di colpo trasformata in un palcoscenico vivente, locandine e cartoline promozionali ovunque….un brulicare di persone in tutte le strade, gli spazi più insospettabili si aprono per diventare location per spettacoli dal vivo (sono più di 1000 spettacoli in programma ogni giorno fino alla fine del mese…). Percepiamo subito l’importanza dell’evento e ciò richiede l’aiuto di tutti membri del gruppo: organizziamo da subito il lavoro delle relazioni esterne che abbiamo affidato alla preziosissima Silvia, figura indispensabile per la comunicazione corretta in francese nonchè persona sensibile, attenta e preparata a riguardo della scena della ricerca teatrale internazionale… parte il lavoro di “tractage”.…ossia il presentarsi puntuali a tutti gli appuntamenti che abbiamo individuato come strategici per i nostri obiettivi all’interno della programmazione immensa del festival, e iniziare a prendere contatti con una moltitudine di operatori presenti agli spettacoli, molti francesi, ma parecchi anche d’oltreoceano (China, Taiwan, Usa etc)…..non è proprio una passeggiata o una vacanza….è vero il posto è molto bello, la provenza è splendida, fa molto caldo, ma bisogna tenere duro, è un investimento sul futuro internazionale della compagnia (in ballo ci sono circuitazione, future creazioni e visibilità…).
Il 10 luglio c’è la prova generale: una simulazione interna all’organizzazione che serve a tutti per capire se funziona tutto correttamente (compresa la questione montaggi-smontaggi tra uno spettacolo e l’altro)….a noi è servita soprattutto per capire che dobbiamo riadattare il lavoro allo spazio che abbiamo di fronte. CANZONI DEL SECONDO PIANO ha debuttato infatti il 31 marzo 2009 alla Casa del teatro ragazzi di Torino nell’ambito di Spazi per la danza, un palco molto profondo e molto largo….l’ideale per questo spettacolo che gioca sulla sovrapposizione dei piani e la simultaneità delle azioni….nell’arco delle 12 repliche cercheremo di trovare il giusto equilibrio tra la scrittura e lo spazio (abbastanza largo, ma, ahinoi, poco profondo…).
Terminata la prova, ci catapultiamo allo studio Amelie Grand, dove è prevista la conferenza stampa del direttore artistico di Les Hivernales, Emmanuel Serafini. il clima è molto informale, semplice, l’atmosfera cordiale….Serafini che come consuetudine in Francia il giorno precedente aveva presentato tutto lo staff alle compagnie in programma, illustra alla platea di giornalisti e operatori le linee delle sue scelte artistiche….rimaniamo piacevolmente emozionati per il modo in cui presenta il nostro lavoro (cosa di cui eravamo rimasti colpiti anche nell’intervista a Piemonte dal vivo) e rimaniamo anche molto colpiti dal modo in cui affronta con coraggio il tema della crisi economica che pare stia iniziando a stringere la cultura anche in Francia….
L’11 si va in scena: è il giorno della prima….dopo quasi un anno e mezzo, Canzoni del secondo piano torna alla ribalta…dopo la vetrina di spazi per la danza 2009, ci eravamo quasi arresi all’idea che quel lavoro fosse un unicum destinato a non essere più ripetuto…per molteplici ragioni (si tratta di un progetto coreografico di una compagnia molto numerosa rispetto agli standard a cui siamo stati abituati….un po’ per il gusto dominante nella danza contemporanea che guarda alle tendenze concettuali del nord-europa , un po’ per via della crisi economica, sembra che possano circuitare facilmente solo lavori come soli o duo…
…e poi capita quello che non ti aspetti…ma che in fondo hai saputo coltivare giorno per giorno… quasi in contemporanea, prima il Theatre Durance di Chateau Arnoux con cui abbiamo iniziato una collaborazione produttiva transfrontaliera (progetto CAT), ha molto apprezzato il video del lavoro a tal punto da proporci un co-produzione sul 2011, e poi subito dopo la risposta positiva di Serafini da Les Hivernales di Avignone ci confermano l’aria internazionale che respira da qualche tempo il lavoro della compagnia ed eccoci qua all’11 di luglio. C’è l’emozione giusta….quella che ti fa sfoderare l’energia e la generosità del gruppo sul palco…e il lavoro piace…lo sentiamo durante i 25 minuti e nei saluti finali….piace perchè è fresco, leggero, fa cominciare bene la giornata, piace perchè è molto cinematografico, perchè è molto italiano (questi i commenti raccolti a caldo dal pubblico dopo lo spettacolo). Nei giorni immediatamente successivi escono anche alcune recensioni sui giornali e sul web: arrivano giusto in tempo a restituirci un pò di morale, poichè le repliche della settimana vanno un pò a corrente alternata (un pò la stanchezza di alcuni membri del gruppo-specie le mamme con bimbi piccoli, un pò l’ora balorda – le 10 del mattino- un pò l’afa asfissiante con aria condizionata a palla in teatro, un pò il pubblico non sempre numeroso e quasi esclusivamente composto dallo sguardo freddo del programmatore) ci costringono a tenere un livello energetico molto alto.
Il giorno di riposo è previsto il 17 luglio, anche quello arriva al momento giusto per recuperare un pò di forza e di sonno. in giornata, alla festa delle farandolles a l’italienne, rivediamo un pò di amici di torino, tra cui la Magnolia anche lei presente al festival. Domenica 18 si riparte diritti verso la seconda settimana di repliche che ci porterà fino alla festa finale prevista la sera de 23 con tutte le compagnie alla manutention de CDC….



CANZONI DEL SECONDO PIANO
di_ Francesca Cinalli con la complicità degli interpreti
con_Stefano Botti,Francesca Cinalli
Renato Cravero,AldoTorta,Elena Valente
Canzoni e musiche_Paolo De Santis, Francesca Brizzolara
Sguardo esterno_Doriana Crema
Luci_Cristian Perria
Produzione e Allestimento_ Tecnologia Filosofica
Co-produzione_ Spazi per la danza contemporanea ’09/Progetto InterRegionale Campania-Lazio-Piemonte/Regione Piemonte/Eti(Ente Teatrale Italiano), Morenica/Cantiere canavesano, THEATRE DURANCE-Chateau Arnoux (Residenza CAT)
PRIMA IN FRANCIA AL THEATRE DURANCE-CHATEAU ARNOUX L’ 8-9 APRILE 2011
“Quale struttura connette il granchio con l’aragosta,l’orchidea con la primula e tutti e quattro con me?
E me con voi?
E tutti e sei con l’ameba da una parte e lo schizofrenico dall’altra?”
CANZONI DEL SECONDO PIANO muove dai colori e dalle suggestioni di un titolo: “Songs from the second floor”, cortometraggio del regista svedese Roy Andersson e dall’immaginario che quel titolo evoca e porta con sé anche nel successivo “You, The Living”, film premiato al festival di Cannes 2004.
Da quelle suggestioni e da quel colore siamo partiti con l’idea di creare il piano sequenza coreografico di un ideale condominio grottesco e surreale abitato da anime in continuo movimento, pesci urbani di un onirico acquario, alle prese con smarrimenti, fragilità, incoerenze e minuscole meschinità quotidiane, da svelare in punta di piedi: una carrellata di quadri che mimetizzano i piccoli grandi disagi della vita, come a voler fotografare e descrivere le miserie di un’umanità sempre in bilico tra il tragico ed il comico.
Nel corso degli ultimi 14 anni grazie a Piemonte dal Vivo-Regione Piemonte, in collaborazione con l’AGIS Piemonte, 27 compagnie piemontesi hanno proposto un proprio spettacolo al Festival d’Avignon-Off, la manifestazione che, accanto alla kermesse ufficiale, presenta ogni giorno centinaia di spettacoli in circa 100spazi teatrali allestiti ogni mese di luglio nella città di Avignone. Per ampliare la ricerca di spettacoli e ritenendo che uno spazio maggiormente connotato potesse offrire maggiore visibilità alle proposte artistiche presentate, nel 2008 il progetto ha coinvolto la Regione Valle d’Aosta e nel luglio 2009 si è aperto anche alla Regione Liguria, con una programmazione comune – Farandole à l’italienne – che ha portato oltralpe 7 spettacoli provenienti dalle 3 regioni. Sempre nel 2009, per il primo anno, nell’ambito del progetto EuroRegione Alpi-Mediterraneo “Quand les régions s’en mêlent”, è nata la collaborazione con il CDC Les Hivernales, grazie alla partecipazione della coreografia piemontese emergente all’importante vetrina francese della danza più innovativa. Una presenza artistica che continua nel 2010, sia con Farandole à l’italienne (Coltelleria Einstein e Piccola Compagnia della Magnolia) che con la partecipazione a 100% Danse – CDC Les Hivernales (Tecnologia Filosofica).
Grazie alla presenza sempre numerosa di programmatori e operatori, nel tempo i risultati di pubblico e professionali sono stati sempre molto positivi: tournée, progetti, collaborazioni che hanno tradotto questa modalità di incontro e di confronto in concrete occasioni di lavoro. Accanto alla propria produzione artistica, la Regione Piemonte ha inoltre, ad ogni edizione, portato con sé anche una terza valigia ricca dei prodotti eno-gastronomici di questa nostra terra di frontiera, che è anche terra di creatività, dove trovano spazio le più vitali espressioni artistiche della contemporaneità.
18 – 26 giugno 2010
Salone dei Cavalieri, Pinerolo
Orario: 10 – 13 / 17 – 20
L’eco della partecipazione del teatro di figura piemontese al Festival Mondial des Théàtres de Marionnettes di Charleville-Mézières con Etre Marionette è ancora vivo. Il documentario realizzato da Diana Giromini di Piemonte Movie, le fotografie di Daniele Gianoglio, i racconti dei protagonisti raccolti in un blog dedicato fanno rivivere oggi dopo quasi un anno – grazie all’allestimento di Damiano Privitera e alla voce di Giulia Marra – le atmosfere di un festival che è sogno di ogni marionettista. Queste le parole del direttore artistico di Immagini dell’Interno, il festival internazionale di teatro di figura di Pinerolo promotore della partecipazione piemontese al rendez vous in Francia, che presenta oggi in un percorso da lui ideato le emozioni di quei giorni: “Quando si assiste ad un evento come quello del Festival Mondial des Théàtres de Marionnettes di Charleville-Mézières (Francia) con più di 300 compagnie partecipanti è giusto domandarsi i motivi di tanta attenzione e passione per un teatro che, ahimè, è erroneamente considerato di nicchia se non pregiudizialmente minore.”
“La risposta che cerco di darmi da anni non è univoca. Se ragionassi solo in termini teatrali, affidandomi anche alle riflessioni ceronettiane, penserei alla potenza evocatrice della marionetta, così forte da avere, come la logica conseguenza, un seguito forte e coscienzioso. Se invece mi rifaccio alle mie esperienze personali, non accademiche, rileggo queste passioni alla luce di un grande tentativo di fondo: semplicemente fare teatro… senza (avere) attori, ma (essere) personaggi. Nel festival di Charleville naturalmente convivono le due “anime” del teatro di marionette; quello che più lo caratterizza è questo approccio spontaneo, “libre”, dove le umane debolezze si nascondono, e si fanno forza, dietro ad un pupazzo. Ecco perché le ho chiamate tentazioni. E poi ho voluto cercare la profondità del racconto Etre Marionnette, un modo per arrivare alle sensibilità e l’umanità di questo festival di “oggetti”; un percorso utile a rivivere, interpretare o reinterpretare le emozioni del festival dei mondo, rivivendolo e rimuginandolo nell’insieme dei tre linguaggi visivi. Un’installazione/mostra che cerca il non visto, il vissuto attraverso la rielaborazione dei documenti prodotti, per ritrovare le impressioni originali e spontanee, pronti a rinascere e morire nel tempo di uno sguardo, nello spazio di un passo, nell’attimo di un pensiero.”
Vi aspettiamo!!!!!!!!
Quattro regioni, una frontiera a dividerle, un obiettivo condiviso: la promozione della creazione e la diffusione della danza. Strumento di questa collaborazione interregionale è proprio il progetto Quand les règions s’en melent..., dispositif interrégional de soutien à la diffusion des compagnies chorégraphiques cui aderisce anche la Regione Piemonte in occasione della loro partecipazione a 100% DANSE – QUAND LES REGIONS S’EN MELENT:
“Une oeuvre ne vaut que si elle est partagée. Portées par une volonté commune d’inscrire l’art et la culture au coeur du développement de nos territoires régionaux, les Directions régionales des affaires culturelles (Ministère de la culture et de la communication) et les Régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes et Languedoc-Roussillon s’engagent conjointement aux côtés des artistes chorégraphiques pour promouvoir la création et la diffusion de la danse. L’opération “Quand les régions s’en mêlent…” nous permet aujourd’hui de réaliser cette ambition grâce à une étroite collaboration interrégionale. Nous avons la volonté de renforcer cet axe de travail par l’élargissement de nos coopérations audelà des frontières, notamment dans le cadre de l’Eurorégion Alpes Méditerranée. Avec plus de 55 compagnies professionnelles soutenues par les DRAC et/ou Régions, 4 Centres Chorégraphiques Nationaux, 3 écoles nationales supérieures de danse et un réseau de diffusion important et diversifié, nous confirmons à travers cette opération notre volonté de travailler ensemble pour le développement de la danse sur nos territoires et bien au-delà.”
Dispositif initié et soutenu par: le Ministère de la culture et de la communication (DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes), les Régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes, la NACRe Rhône-Alpes, l’ARCADE Provence-Alpes-Côte d’Azur,Réseau en scène Languedoc-Roussillon soutenu par la DRAC et la Région Languedoc-Roussillon et ouvert à : Regione Piemonte (Italie), Charleroi/Danses, Centre chorégraphique de la Communauté française Wallonie-Bruxelles, L’L – Lieu de recherche et d’accompagnement pour la jeune création et au Théâtre des Doms.
Il direttore artistico del CDC Les Hivernales, Emmanuel Serafini, ha individuato quale miglior spettacolo da inserire nel cartellone estivo di 100% DANSE – QUAND LES REGIONS S’EN MELENT…
Canzoni del secondo piano della compagnia Tecnologia Filosofica
In un’intervista il direttore artistico Emmanuel Serafini illustra nel dettaglio le ragioni della sua scelta:
La riunione è cominciata alle 13.30 nello Studio Amélie Grand del CDC – Les Hivernales di Avignone, con caffè e biscotti ai quattro angoli del tavolo, a disposizione dei presenti:
I rappresentanti delle quattro regioni che parteciperanno all’atteso appuntamento avignonese attendono le decisioni del nuovo direttore artistico del CDC – Les Hivernales, Emmanuel Serafini in merito alla programmazione del 2010. Ogni regione gli ha infatti presentato una preselezione di spettacoli che, a turno, i presenti illustrano e descrivono più nel dettaglio. All’ordine del giorno anche un planning più preciso, la presentazione del piano di comunicazione e il budget.
Serafini comunica le 6 compagnie prescelte: due di Rhône Alpes (Compagnie Stylistik; Compagnie Malka), due della Provence-Alpes-Côte d’Azur (Collectif 2 Temps 3 Mouvements; Kubilai Khan Investigations), una della Languedoc-Roussillon (Compagnie R.A.M.a) e una del Piemonte (Tecnologia Filosofica).
Viene inoltre scelta una nuova formula per le rappresentazioni: da domenica 11 a venerdì 23 luglio, con relache sabato 17: 12 rappresentazioni per 7 spettacoli!
La nuova direzione artistica rinnova anche il titolo che nel 2010 sarà: 100% DANCE – QUAND LES REGIONS S’EN MELENT… e, per cause di forza maggiore legate alla non concessione dell’agibilità, dovràrinunciare ad una delle sedi storiche, lo Studio Amélie Grand appunto.
Il primo appuntamento da segnare sull’agenda è il 10 luglio, per la conferenza stampa officiale ad Avignone.

Ognuna delle regioni di Quand les Régions s’en melent ha presentato al direttore artistico del CDC – Les Hivernales Emmanuel Serafini una rosa di spettacoli selezionati nel novero della propria produzione coreografica. Ecco tutte le candidature, così come comunicate dal gruppo di lavoro di Avignone:
Piemonte:
4 compagnie scelte nell’ambito del progetto interregionale Spazio Piemonte – Spazi per la danza contemporanea
- Sara Marasso
- Paola Bianchi
- Tecnologia Filosofica/Francesca Cinalli
- Tardito Rendina
Languedoc Roussilllon:
scelta operata da una commissione artistica composta da CCN Montpellier,Montpellier danse, CDC Uzés, Théâtre du Périscope, Addm 11 che ha valutato 7 compagnie per 8 spettacoli. Tre quelli proposti
- Fabrice Ramalingom (2 pièces)
- Mathieu Hocquemiller
Rhône-Alpes:
Il bando di Nacre ha accolto 17 candidature passate al vaglio dei direttori delle Scènes Conventionnées Danse della regione per arrivare ad una proposta di 4 spettacoli
- Cie Stylistik
- Cie Teatri del vento
- Cie Loge 22
- Cie Malka
Provence-Alpes-Côte d’Azur:
Il bando di Arcade ha accolto 23 candidature. Una rosa ridotta di 4 spettacoli è stata stabilita con la collaborazione di DRAC, della Région PACA e di Arcade
- 2 temps 3 mouvements
- Cie Cube Christian Ubl
- Samir Elyamni
- Kubilaï Khan Investigations
In bocca al lupo a tutti quanti!!!!!!
Vi aspettiamo!
Martedì 9 marzo alle 20h45
Cinema Fratelli Marx di Torino
Sezione Panoramica Doc di Piemonte Movie

Realizzato da Diana Giromini, il documentario ETRE MARIONNETTE – Piemonte dal Vivo al Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes è il racconto della partecipazione del sistema teatro di figura piemontese alla sezione IN del più emblematico dei festival di marionette, quello mondiale, quello di Charleville-Mézières.
Guarda il promo: http://www.regione.piemonte.it/piemontedalvivo/newsletter/2010/marzo/teatro/etre.htm
Il Teatro Alegre – la Terra Galleggiante condividono con voi tutti il piacere di tre importanti progetti per il 2011 nati dalla partecipazione al festival di Charleville:
L’invito a partecipare a novembre al prossimo Festival di Silkeborg (Danimarca)
Una tournèe a gennaio con il Théâtre Nouvelle Génération / CDN di Lione
Un progetto più ampio di cooperazione, scambio e creazione con Scènes obliques -Massif de Belledonne – Grenoble: “L’enjeu principal de cette coopération est donc d’illustrer et d’approfondir la réflexion autour de la problématique culture et territoire grâce à l’échange d’expériences, de savoir-faire, de pratiques, de connaissances… entre une association culturelle française et une compagnie de marionnettes italienne. L’identité territoriale. Ce projet vise à s’interroger sur l’identité culturelle d’un territoire, sur le rôle de la culture et sur les façons de mettre en œuvre des événements culturels. Au-delà de ce projet, un nouvel élément de l’identité culturelle de Belledonne pourrait voir le jour autour de la marionnette.
Charleville…. un mondo a parte… meraviglioso…. Esperienza indimenticabile, oltre a contatti e inviti vari ci ha permesso di confrontarci con colleghi da tutto il mondo… di vedere altre tecniche di spettacolo da cui abbiamo imparato molto, e che magari un po’ copieremo….
come altri (forse) faranno con noi… In quei giorni siamo stati orgogliosi di rappresentare il Piemonte.
Penso che quello che ha fatto, e sta facendo, la nostra regione sia portare l’eccellenza in questo campo. La scelta delle compagnie è stata un’arma vincente, erano rappresentate al meglio tutte le forme di spettacolo dal vivo e sentendo i commenti di chi ha visto i nostri spettacoli “abbiamo lasciato il segno”; lo dimostrano anche i numerosi inviti da tutto il mondo e i commenti ricevuti in seguito da vari organizzatori… nel nostro caso in particolare… visto che i Niemen erano considerati una leggenda…. ormai scomparsa… Il fatto che qualcuno di noi avesse portato avanti la tradizione di famiglia li ha piacevolmente sorpresi e interessati. Alcuni organizzatori del Festival, e in particolar modo la Sindaco di Charleville ci hanno raccomandato di tornare la prossima volta perché il nostro lavoro è stato particolarmente apprezzato soprattutto per la particolarità e datatura dei materiali usati nei nostri spettacoli, oltre che per la misura del teatro (abbiamo scoperto che è uno dei più grandi che ci siano in Europa).
Oltre a tutto questo, rimane il ricordo di un’esperienza indimenticabile. Penso che l’ospitalità e la cortesia degli abitanti di Charleville nascano dalla tradizione che questo evento ha portato avanti in tanti anni e che siano introvabili in qualsiasi altra parte del mondo. Da tutto questo il Piemonte è uscito a testa alta, lasciando nel recente Festival una traccia indelebile a cui, seppur in minima parte, speriamo di aver contribuito.
Magari alla prossima edizione ci ritroveremo ancora lì… senza capire bene quello che sta succedendo. Difficile analizzare al momento un mondo talmente vorticoso e imprevisto come il Festival di Charleville, un’esperienza che ti lascia senza fiato e che non credi possibile se non la vivi, la respiri; ti entra nel sangue e solo dopo molto tempo ti rendi conto (forse) di quello che è successo e che hai vissuto… incredibili, adorati, abitanti di Charleville… Niemen Eliseo

Cercando di riassumere il senso di un’esperienza come quella di Charleville, mi sono resa conto di quanto essa si misuri prendendo in esame il prima, il durante e il dopo.
PRIMA
Come molti di noi, sono partita con una grande quantità di obiettivi. Volevo approfondire l’esperienza di un grande festival internazionale, provando a mettere a frutto le considerazioni derivate dalla mia partecipazione, l’anno passato, all’analogo progetto sostenuto dalla Regione Piemonte al Festival Chalon dans la Rue. Avevo ora l’occasione di sperimentare i cambiamenti introdotti nello spettacolo dopo la prima esperienza francese (in particolare, l’introduzione della figura dell’Imbonitore, fuori dalla scatola). Mi interessava vedere al lavoro altre compagnie che utilizzano la mia poco diffusa tecnica teatrale; recuperare materiali e informazioni sui Festival negli altri paesi; vedere più spettacoli possibilie e capire quali siano le possibilità creative e quali i criteri di produzione per le compagnie nelle altre realtà; proporre il mio spettacolo in un contesto estremamente ampio e variegato, per raccogliere impressioni e suggerimenti, uscendo dal rassicurante giardino di casa; far conoscere all’estero il mio lavoro e cercare nuovi agganci per la sua diffusione. Sapevo che tutte queste cose sarebbero dovute accadere quasi simultaneamente, perché una settimana passa in fretta, soprattutto in una manifestazione di tale portata. Era dunque necessario il massimo della concentrazione e della presenza. Prima della partenza ho, inoltre, fatto un importante lavoro di sistemazione del materiale relativo al mio spettacolo. Sembrerà scontato, ma lo sforzo di ragionare in termini più ampi ed incisivi è stata già una buona palestra. Riassumere efficacemente il proprio percorso artistico, restando tuttavia “leggeri” e lavorando, dal punto di vista grafico, per lasciare il segno e distinguersi anche solo nel mare di locandine e affiche che tappezzano la città, è pratica poco diffusa in un contesto come quello italiano, nel quale gli eventi hanno portata decisamente inferiore, ed è più facile attirare pubblico e operatori.
DURANTE
La prima piacevole sorpresa attende me e le mie pulci all’arrivo a Charleville. Troviamo, infatti, ad attenderci il responsabile di tutti gli spettacoli (sezione In) nei luoghi pubblici, pronto a studiare con me luoghi e orari delle performance del Circo. Tale estrema cura e disponibilità mi ha permesso di sfruttare a pieno le caratteristiche del mio spettacolo in scatola, spostandolo di giorno in giorno e favorendo la visione per il pubblico del Festival così come per gli operatori professionali.
Ho potuto lavorare nello spazio di accoglienza delle Compagnie, nella Piazza principale di Charleville e nello spazio dedicato ai professionali, realizzando in pratica una mini-tournèe che ha trovato il suo giusto epilogo nel Forum, spazio piemontese del Festival. Questa rotazione mi ha messo in contatto con spettatori molto diversi gli uni dagli altri. Il pubblico di strada, avendo a disposizione un’enorme varietà di spettacoli, spesso ha un comportamento “mordi e fuggi”. Per rispondere a questo comportamento, la presenza dell’Imbonitore, qui in versione “butta dentro” si è rivelata ancora più preziosa. Viceversa, negli spazi protetti come quello di accoglienza o l’Espace Pro, vere e proprie stazioni di sosta nel via vai frenetico del Festival, il pubblico era più tranquillo e autonomo nel disporsi, mentalmente e fisicamente, allo spettacolo. In questi momenti ho potuto lasciare spazio a piccoli aneddoti sul Circo di Pulci, intrattendendo il pubblico, rispondendo alle molte curiosità e fornendo il materiale informativo agli operatori interessati. Infine, nel Forum ho trovato posto all’interno del coreografico giardino, accanto alla caffetteria, lavorando nell’intervallo fra uno spettacolo e l’altro dei miei colleghi piemontesi. Un altro ritmo ancora, una pausa di mente e spirito nella quale il mio piccolo Circo si inseriva, ne ho avuta chiara percezione, come un cadeau inaspettato, quasi parte del ristoro. Insomma, una settimana che dal punto di vista dell’adattabilità della mia proposta, è valsa come quattro o cinque festival. Vivere e lavorare in questo periodo a stretto contatto con le altre compagnie piemontesi, con luoghi e ritmi comuni, ha aumentato le occasioni di confronto reciproco, di commento sul proprio lavoro e quello altrui, di considerazioni sulla struttura e natura del Festival. Un progetto organico come quello piemontese presentato a Charleville propone ognuno di noi come parte di un tutto, valorizzando sia le rispettive individualità che l’ambiente comune da cui proveniamo e in cui operiamo. Inoltre siamo stati inseriti in un contesto che, con tutti gli aggiustamenti del caso, e in otto giorni ce ne sono stati, ci ha fatto sentire in varia misura protetti, riconosciuti e valorizzati.
Venendo da un’analoga esperienza, quella del Festival Chalons dans la Rue 2008, ho avuto modo di apprezzare nuovamente questa forma di accompagnamento fuori dalla realtà esclusivamente italiana. Così come è riconosciuta la necessità di sostegno alla produzione di nuovi spettacoli, analoga cura dovrebbe essere riservata anche per far prendere il volo a progetti già realizzati e rodati. In questo senso, persone competenti, a loro agio nelle realtà estere e interessate alla creazione di reti di comunicazione possono aiutare chi fa il mio mestiere a confrontarsi con diversi modi di scrivere, produrre e mettere in scena, nonchè di proporsi e inserirsi nel contesto dei Festival internazionali. Da soli la strada è molto più dura, alcuni la percorrono con successo, altri si perdono come pesciolini in un acquario troppo grosso. Per me la partecipazione al Festival di Charleville ha significato anche la rarissima possibilità di confrontarmi con compagnie che utilizzano la mia stessa tecnica teatrale. In Italia non ho altri esempi e le pochissime compagnie europee (ne conosco solo un paio in Francia) che lavorano in scatola per uno spettatore alla volta, raramente vengono nel nostro paese. A Charleville, viceversa, la delegazione del Brasile (paese d’origine della tecnica) era piuttosto nutrita, così ho potuto apprezzare, a volte più a volte meno, la messa in scena e la drammaturgia dei miei colleghi. Gli organizzatori e i direttori artistici (francesi, belgi, taiwanesi, brasiliani) con cui sono entrata in contatto hanno tutti dimostrato grande interesse e apprezzamento sia per la pregevolezza della scatola che per la completezza della mia proposta. Dopo la visione del micro spettacolo ho ricevuto da loro attestati di stima e complimenti, nonchè grande interesse per un lavoro così singolare, nel panorama delle tecniche solitamente proposte dalle compagnie italiane. Molti hanno chiesto e ottenuto il mio materiale e alcuni avevano già avuto cenni che mi riguardavano (dopo Chalon). Il contatto più importante è stato quello con la rappresentante UNIMA per il Sudamerica, una signora brasiliana molto colpita dalla mia scatola e dall’eleganza dello spettacolo che ho proposto. Ha fotografato tutto e raccolto informazioni, accennando alla possibilità che venga organizzata nuovamente, in Brasile, una Mostra/Rasssgna dedicata al Teatro in Scatola (esperienza già attuata alcuni anni fa). Nel caso il progetto andasse in porto, posso considerarmi invitata. Una soddisfazione notevole per me, dal momento che suona come un benevenuto in un mondo che io ho adottato, ma resta pur sempre il loro.
DOPO
E’ perfino banale sottolineare il peso, nel curriculum di un lavoratore del Teatro di Figura, della presenza nella sezione In del Festival Mondiale delle Marionette. Ne ho avuta chiara dimostrazione già in un paio di occasioni. Sono stata ricontattata da organizzatori (Francia e Belgio) che avevano già manifestato il loro interesse dopo Chalon e me l’hanno riconfermato, questa volta in termini più concreti, dopo Charleville. Inoltre, durante la partecipazione a un seminario di creazione in Belgio, al quale hanno preso parte artisti e organizzatori di tutta Europa, il valore dell’esperienza a Charleville è stato ampiamente riconosciuto e ha contribuito a liberarmi da una fastidiosa patina di provincialismo. Inoltre, per me prosegue e si struttura l’interesse verso un modo non solo di fare teatro, ma anche di collocarlo e contestualizzarlo. In particolare, il programma ampissimo del Festival ha calmato la mia sete di proposte di Teatro di Figura nei luoghi pubblici.
Sono tornata con l’estrema consapevolezza di quanto queste siano esperienze da raccontare e condividere, per amplificarne l’effetto e contribuire alla loro diffusione.
Luglio si avvicina ed è cominciata la selezione dei progetti piemontesi che parteciperanno al Festival Avignon Off 2010.
Farandole à l’italienne nell’ambito di un progetto condiviso dalle Regioni Piemonte, Liguria e Valle D’aosta, con la collaborazione organizzativa dell’Agis Piemonte e Valle d’Aosta, ritaglia dal 2009 una cornice italiana nell’immenso cartellone del festival francese. Due gli spazi che ospiteranno le 6 compagnie: il Théâtre Buffon e il Théâtre La Luna.

22 le compagnie che hanno risposto al bando 2010:
ART.O’ Le baiser d’un rêve
BENJAMIN DELMAS Mr. Bang
BONAVENTURA Un amore esagerato
DANZATELIERSTUDIOSDAS Dreams
IL CANTIERE Solo Carta
CENTRO COOPERAZIONE CULTURALE Le Sette Porte
CENTRO CULTURALE SAN PAOLO Berenice, non sei felice
COLTELLERIA EINSTEIN Cappuccetto rosso e il lupo solitario
GRILLI SPETTACOLI TORINO Giandoja e la farina magica
KULTURSCIO’K Rosso caffeina
MICRON Taa Taa
MUSICARTEATRO Caligari, Cineconcerto
MUTAMENTO ZONA CASTALIA Invisibile agli occhi
PROGETTO ZORAN L’uomo che piantava gli alberi
PICCOLA COMPAGNIA DELLA MAGNOLIA Hamm-Let Studio sulla Voracità
RONZINANDO Funky Pudding
SENZACONFINIDIPELLE Secondo Sincretico
TEDACA’ D – Ovvero la figura della donna nell’Italia del ‘900
TEATRO DELLE FORME Operai. Men at work
TEATRO DISTINTO Compagni di banco
UNOTEATRO/DOTTOR BOSTIK Il melo gentile

Il vento fa il suo giro, si potrebbe dire rubando le parole al proverbio occitano E l’aura fai son vir, come a voler sottolineare che tutto torna, anche l’estate, e con lei – per Piemonte dal Vivo – arriverà anche il prossimo appuntamento internazionale. Dopo il Festival Transnational des Artistes de la rue, il Festival Mondial de Théâtres des Marionnettes, il Festival d’Avignon-Off e L’été des Hivernales – la principale novità per ora riguarda l’avviamento di un lavoro comune con le Regioni Liguria, Valle d’Aosta, Rhône-Alpes e Provence-Alpes-Côte d’Azur nell’ambito del progetto Euro Regione Alpi-Mediterraneo. Un ulteriore passo in avanti, che riafferma l’anima pioniera di un progetto in continuo divenire, cui è stato tributato – fiore all’occhiello di questi suoi quattordici anni di attività – il Premio Speciale Festival of Festivals.
Ho rifiutato Bosnia, Moldavia, Lituania
“Pinocchio remix”
sur revue-spectacles.com ou directement à l’adresse internet :
http://avignon-off.hd.free.fr/avignon2009/avignon2009c.htm
(les spectacles sont classés par ordre alphabétique…)
Jean-Yves Bertrand
“Pinocchio remix”
on revue-spectacles.com or straight at the address :
http://avignon-off.hd.free.fr/avignon2009/avignon2009c.htm
(the plays are in alphabetical order)
Jean-Yves Bertrand

I Supershock, dopo lo straordinario successo al Festival d’Avignon Off 09 con il cineconcerto Metropolis che li condurrà da gennaio 2010 in una tournée in territorio francese (Lyon “Festival Régéneration”, Montreuil “Théâtre de la Girandole”, Paris “Théâtre Mouffetard”), volano negli Emirati Arabi Uniti.
Il 17 novembre 2009 saranno al DUCTAC (Dubai Community Theatre and Arts Center) di Dubai con il cineconcerto “Metropolis”, all’interno dell’Italian Festival Week, evento organizzato dall’Ufficio Italiano per l’Industria e il Commercio (IICUAE), con sede a Sharjah (UAE). I Supershock con i loro spettacoli votati all’internazionalità, portano per la prima volta nel mondo arabo il film di Fritz Lang.
14 ottobre 2009
Direction Festival Charleville
Chers amis,
Chers marionnettistes,
Le Président Jean Luc Félix et moi-même tenons à vous remercier chaleureusement pour votre réelle et précieuse contribution à la réussite de cette quinzième édition du Festival. C’est plus de 120000 spectateurs dont 65000 en salles qui ont pu apprécier le renouveau et la vitalité de la marionnette d’aujourd’hui. La qualité de cette édition, dont la couverture médiatique a été exceptionnelle (plaçant inlassablement la marionnette sur le devant des scènes actuelles), et les retours spectateurs excellents, vous revient: vos spectacles et créations, votre recherche et votre engagement en sont l’apport. Le recentrage artistique du festival va se poursuivre, mettant sans relâche et sans condition la marionnette au cœur du projet du festival. Nous sommes à l’écoute de vos éventuelles remarques ou suggestions. Nous espérons vous retrouver prochainement au gré de vos créations et projets et vous adressons nos très cordiales salutations.
Anne-Françoise CABANIS
Directrice
Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes
Cari amici,
cari marionettisti,
Il Presidente Jean Luc Felix e me stessa ci teniamo a ringraziarvi calorosamente per il vostro reale e prezioso contributo alla riuscita di questa quindicesima edizione del Festival. Sono stati più di 120.000 spettatori, dei quali 65.000 nelle sale, coloro che hanno potuto apprezzare il rinnovamento e la vitalità della marionetta contemporanea. La qualità di questa edizione, nella quale la copertura mediatica è stata eccezionale (mettendo la marionetta in evidenza sulla scena artistica attuale), e il ritorno numerico degli spettatori eccellente, fa onore al vostro lavoro: i vostri spettacoli e le vostre creazioni, la vostra ricerca e il vostro impegno sono stati l’apporto indispensabile per questo risultato. La direzione artistica del festival va a proseguire in questa direzione, mettendo senza tentennamenti e senza condizioni la marionetta al cuore del progetto Festival.
Saremmo lieti di ascoltare i vostri eventuali suggerimenti o consigli. Vi aspettiamo per ritrovarvi prossimamente in occasione delle vostre nuove creazioni e nuovi progetti e vi indirizziamo i nostri più cordiali saluti.
Anne-Françoise CABANIS
Directrice
Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes
Come fai a scrivere qualcosa per il blog PDV dopo aver letto Deni/miano Privitera il Grande Capo della tribù Etre Marionnette. Oppure come fai a scrivere qualcosa se prima non hai letto il resoconto del Grande Capo. Mi sono emozionato e per di più, come scrivevano sulle magliette dei concerti: Io c’ero!
E’ da un po’ che mi chiedo se il nome Teatro Alegre sia mutuato da Porto Alegre e dalla sua utopia. Si l’utopia del teatro, della libertà, della poesia… in una parola: burattini. O marionette. In cerca di manipolazione o al festival mondiale delle.
Siamo a Charleville-Mezieres. Dappertutto burattini. A filo a guanto a bastone. Sono solo 10 anni che sento parlare di questa Terra Santa, da quando, 10 anni fa fui battezzato carne nuova di burattinaio.
Siamo arrivati con una pancia di sette mesi, quella che da 29 settimane porta in giro nostra figlia, e siamo tornati da neanche quindici giorni. Da allora ci siamo già spostati in altri tre posti. Quindi 10 anni + 7 mesi +15 giorni + 3 case = 10 giorni di festival, 9 spettacoli fatti, 1000 programmatori pronti a giudicare, confrontare , comprare (?!), 1000 spettatori accalcati, tutto il pubblico per noi, tutto esaurito, grazie per l’entrata non c’era più uno di cientosediciposto. Grazie, grazie, grazie.
Luce in sala.
“Napoli è la sola città al mondo che non è affondata all’immane naufragio della civiltà antica. E’ una Pompei che non è mai stata sepolta”. Napoli è un mondo misterioso. Misterioso è anche il motivo per cui i napoletani aggiungono vocali alle parole e sbagliano gli accenti: la chiesia, i fagiuoli, il giuoco, il camiòn e Cavur senza accento. Io sono uno di quei napoletani che aggiunge vocali e non va in chies(i)a, non mangia carne ma fag(i)uoli di soia ed è stato adottato dalla Torino di Cavur senza accento. Ma il pubblico francese ha comunque ben compreso le mie trepidanti presentazioni degli spettacoli, che sgrammatticcatamente italiane e maccheronicamente francièsi sono state applaudite.
Gli applausi, questo lo sappiamo tutti, sono uguali sia in Franc(i)a che in Ital(i)a e hanno tutte le vocali al posto giusto.
Si! Il Teatro non si ferma davanti alla lingua. Il verbo da la vita e la toglie e nei burattini scorre nelle cavità scavata dai tarli.
Nel teatro 2+2 non fa 4.
Il teatro come Napoli, come Pulcinella è magia, Mistero.
Il teatro è anche un atto sciamanico.
(Drammaturgia + magia – colla + legno + avvitatori) moltiplicato (sudore + chilometri x emozione) diviso il numero di colli. Aggiungete le pause e rimanete in ascolto.
Siamo a Charleville. La regia della radio festival è pronta. Dopo il jingle musicale la suadente voce annuncia gli ospiti del festival. Fortunatamente in francese parla solo Tatiana e Pulcinella solo timidamente trombazza pivetta marciando trionfale. “Ah qu’il fait bon d’entendre parler francais!”
Ora siamo in strada, una vale l’altra, è come in un sogno. A voi non capita mai di svegliarvi in un sogno perché cominciate ad incontrare troppa gente conosciuta? E va bè che sto dormendo, ma non sono mica stupido. A Charleville ci sono tutti quelli che ho incontrato negli ultimi 10 anni. Tantissimi dei miei amici. La mia vita in una fish tank. Se dovessi sognare sognerei Charleville. Se sto sognando non riesco a svegliarmi. Meglio così.
Gianluca Di Matteo

Ancora ricordi. La quiete della tana mi ha confortato, una buona pizza ha zittito lo stomaco ma il verme dello sfruguliamento non si seda, scalpita gambe immaginarie. Più che altro è un arcuarsi di tutto il corpo: testa, pancia, culo e piedi.
La pancia: le marionnettes in strada erano sempre marionnettes, quelle vere. Quelle che sono lì sole e deboli, e forti della debolezza, quelle che non sai nemmeno perché stai a guardarle. Stai come davanti a un fuoco, una bruciatura della drammaturgia dal vivo. Eppure, eccoli i marionettisti e i burattinai dei furgoni arrugginiti, delle carrette roulottes bellissime e incollaudabili, poesia del metallo e olio e gasolio. Sono lì a resistere, resistere e resistere, piantare il chiodo della coerenza: teatro di marionnettes amigos, mica carne, mica facile, mica peso. Sole o pioggia, le truppe degli abiti dell’umiltà neri, vogliono solo non esserci, farsi invisibili, regalarci una lagrima di commozione e orgoglio: t’ho fregato ma te l’ho detto prima. È tutto un trucco, il trucco dell’almendrucco: la marionetta si solleva e non c’è nulla che, di sotto, la sostenga.
Il culo è didascalico se permettete: al Forum Etre marionettes “fortunatamente” (è qui il didascalico, che pensavate?) ha resistito anche lui, non ha preso abbagli. Abbiamo sciacquato le marionette in Charleville e le faremo asciugare qui.
Seccare qui. Di pubblico ne ho sentito. Quello popolare, quello che ci ha ospitato nella sua casa senza sapere se eravamo dei rompicoglioni (che fiducia ragazzi), e loro hanno, con un sorriso, detto: ma senza le marionnettes che teatro de marionnettes è.
Benedetto Von Kleist guidaci tu, mi viene da pensare, da lassù guardaci e dacci la forza di credere ancora possibile di diventare, per un banale e infantile attimo, semplicemente Dei, creatori di vita e elargitori di mazziate di MOOORTE.
I piedi mi hanno aiutato a pensare. Beh al mattino parcheggiavo in place Jack Felix, poi pigliavo il viale alberato di fianco al fiume, arrivavo al museo Rimbaud. Li dava il sole. Mi fermavo, piegavo la testa in giù così che la nuca acchiappasse quei raggi. Sotto, l’acqua verde scuro scorreva, arrivava e se ne andava come tutto e tutti portando con se le sue sorprese: un ramo gamba, un vestito foglie, una schiuma sputo e non volevo pensare cosa fosse. Mi giravo e guardavo verso la Place Ducal. Che soddisfazione ragazzi, avevo il Festival di Charleville davanti, a miei soliti piedi. Partivo con calma, guardavo le vetrine, marionette, arrivavo in piazza, marionette, prendevo la pedonale, marionette, passavo il semaforo rosso, marionette.
I piedi, i piedi ci vogliono per un festival.
Ah, dimenticavo la testa. Che non sia il caso di lasciarla perdere? Oppure trattarla come quelle legnose in cui con una trapanata e due viti ci aggiusti la brutta piega, e con una pennellata la fai passare dalla incazzatura alla felicità beota in un attimo.
Non, non si può, siamo sangue: beate marionette.
Da Germania, Austria, Belgio, Canada, Brasile, Corea, Danimarca, Turchia, Spagna, Svizzera, USA, Francia, Serbia, UK, Grecia, Israele, Lituania, Lussemburgo, Marocco, Olanda, Portogallo, Corea, Repubblica Ceca, Russia 335 professionels presenti a Charleville-Mézières!!!!
Ormai sono passati un po’ di giorni da quando siamo tornati. Non so nemmeno quanti e non so che importanza abbia. Ciò sotto un pezzo di Ben Harper, Woman in you, e sto blues, chissà perché, mi fa girare le braccia in alto, chiudere gli occhi, lanciare la mente all’indietro, perdere l’equilibrio del tempo. E si, è passato un po’ di tempo da dove eravamo. Da dove eravamo? Festival di Charleville, amici di Charleville, teatro Forum di Charleville.
Piazza Ducale pomeriggio, attacca Niemen con le sue voci dentro. Balla Niemen con le sue spose marionnettes e Moreno, colonna erculea, aspetta senza fretta: “vi conosco a tutti ragazzi, so cos’è la vita e com’è”. Da grande farò il burattinaio avrei pensato se non lo facessi. Ben Harper, secondo giro stessa Woman in you. Butto la vita altrove; quando ci riesco! Ma perché non lo so ancora. Ben Harper fammi capire, Woman in you, uguale amore!? Teatro in you, chè?
In città stormi di pubblici ruotano intorno alle baracche, in sincrono proprio come uccelli in preparazione del grande viaggio di ritorno. Ma che cercano? L’amore o il panico? Ben Harper, terzo giro, cambio canzone: Two hands of a prayer.
Inizio spettacolo: sospiro. Centro spettacolo: se va bene leggerezza. Fine spettacolo: applausi. Freme e reagisce la gente, sono le emoreazioni involontarie quello che cercano. Una parte di un pubblico sono io, la mia preghiera è esserlo per dimenticarlo per un po’ quell’io. Si, è un po’ di giorni che siamo tornati, con il carretto attaccato alla macchina, l’iPod attaccato allo stereo che ci trascina le ore a non più di centochilometriallora. Perlomeno non si vomita e suono la chitarra: non cerco l’io e non guido io: siamo stati Charleville tutti e tutto: il sorriso e il sudore, il seiras e la marionette Lupi. Sempre Ben Harper ma rificco il blues mi ispira di più.
Eravamo un corpo solo e varie bocche anche per le barbere e i nebbioli: la bambina occhioni di Paola, i baffi di Dino, le corse di Livia, Georgina e i suoi vestitini, Gianluca a guardia della panza di Tatiana, Ceronetti a Lugano, le Dueeunquarto in anticipo (lo spettacolo inizia alle tre), Gianduja dal vivo, due sardi, Deni e le sue amiche, l’obiettivo di Chiara, le Distinte pelate, il raffreddorone (e che nasone) di Franco, la truppa bella e sensibile, i caffè e i saltelli di Dolores. Passi avanti, indietro, pronti, si comincia, va bene va bene, entrata pubblico “ il peut rentrer” e “ il sort”; Charleville ci vuoi insegnare qualcosa?
Rientra il Ben: In the Lord’s Arm. Cos’è stata sta storia del sostegno all’arte, una battaglia vinta in Francia di una guerra persa in Italia? “E voilà, signori e signore, grazie per gli applausi, tra un po’, costretti, torneremo nel nostro carapace: fine e punto e croce. Gioiremo di nostalgia, piangeremo di ricordi, tutto filerà liscio come sempre”. Qualche artista ci perderà la testa, a qualcuno sequestreranno la macchina e qualcun’altro perderà la speranza. No, per favore, non temete, la vita è altrove e voi burattinai sapete trovarla: mettete su un disco del buon Ben Harper, aprite gli occhi, le orecchie, i pori, le mani, i piedi, le narici, se li avete i capelli e continuate a battere sul chiodo della perseveranza: guardateli sti cugini francesi che riescono a combinare e con quel che mangiano per di più.
Ben, adesso l’ho cambiato e mi son piantato Ardecore con la sua Miniera: fa piangere la mia mamma perché parla di emigrati, sarà un caso?
Alors pour finir un grand remerciement à tous vous pour avoir participè à cette aventure de Charleville que j’espère ait des superbes, enormes et incroyables strascichi pour tous vous.
un abbraccio
|
15ème EDITION, UN FESTIVAL D’ENVERGURE, UNE COUVERTURE MEDIATIQUE EXCEPTIONNELLE ! |

Anche noi ce l’abbiamo fatta e siamo arrivate a Torino dopo una giornata di guida intensa… Vi ringraziamo ancora moltissimo per l’opportunità che ci avete dato e per la simpatia! Un bacio e speriamo di vederci presto,
Silvia e Martina: Le due e un quarto

Entusiasmante l’esperienza a Charleville! Abbiamo portato il nostro primo lavoro, PLUS PERSONNE, con un’anteprima in doppia replica a Monthermè, piccolo villaggio a 20 Km. dalla città. Qui, 400 giovani tra i 3 e i 10 anni ci hanno accolti calorosamente, partecipando con domande e osservazioni al termine del lavoro. Poi, le tre repliche al Forum, “casa” delle compagnie piemontesi con tanto di bar annesso e distributore di giandujotti “placa-ansie”. Anche qui pubblico calorosissimo, numeroso e stimolante. I montaggi e gli smontaggi tra una compagnia e l’altra sono stati fluidi, anche grazie all’aiuto dei tecnici (2,3,4…ne compariva sempre uno in più, miracolo!). E infine, straordinaria la scelta di spettacolo da tutto il mondo, qualità elevata, lavori diversi tra loro, con libertà estrema di contaminazioni. Un viaggio ricco, mai in tensione, e utile per rigenerare e stuzzicare lo spirito degli artisti. Da tornare assolutamente!

L’ospitalità dei francesi in occasione del festival continua a stupirci, e se questo blog continua a riportarne notizia, e se gli artisti dopo il loro ultimo spettacolo si sono fatti tradurre in francese i loro ringraziamenti in modo da poterli fare pubblicamente, stavolta dovete veramente crederci. Un ultimo atto è stato questo pranzo a più portate offerto agli ultimi di noi rimasti in città, apparecchiato con i piatti e i bicchieri buoni, quelli della festa. Aveva ragione l’antropologo Alain Bertho quando in merito agli eventi festivalieri ha scritto: “La dimension du partage, la dimension festive et le sentiment du temps suspendu contribuent à cette production immatérielle de la ville qui est toujours l’expression d’un ensemble de singularités.”
Eccoci arrivati al countdown finale. Del Barouffe non ci sono più che i volantini, il materiale promozionale di Etre Marionnette è di nuovo nelle sue scatole, così i formaggi, il cioccolato e i vini che sono avanzati. Il Forum reca solo più qualche traccia sparsa del passaggio dei piemontesi. Abbandonata la loro nave dopo l’ultimo spettacolo in programma, quello del Dottor Bostik alle 18h00, qualcuno di noi ha preso il largo sul suo furgone in cerca di un letto e di una doccia, ma la maggior parte ha scelto di vivere fino in fondo l’atmosfera del festival, cercando di andare a vedere qualche spettacolo. Dico cercare perchè la biglietteria dell’Espace Festival dà ormai da tempo il tutto esaurito e si può sperare solo nella defezione di qualcuno all’ultimo momento o nella buona volontà di chi è di turno in sala. La soddisfazione è di tutti: per la qualità degli spettacoli ribadita a più voci, sebbene si sottolinei la mancanza di grandi produzioni dovuta principalmente alla differente espansione del settore in Italia rispetto a quello francese; per il calore e la partecipazione di un pubblico esigente ma partecipe, generoso, entusiasta; per l’accoglienza riservataci dai tecnici del teatro, dagli organizzatori del fesival, dalla gente di Charleville, siano stati costoro negozianti o bénévoles. Chi ha visto altri festival internazionali sostiene di non aver mai visto tanta gente così, e a ben dire, le giornate di sabato e domenica hanno visto riversarsi in strada una vera fiumana di persone, che ha reso difficili gli spostamenti nonostante le ampie vie e piazze del centro storico di Charleville-Mézières.

Questi scatti sono stati fatti con il cellulare che avevamo a portata di mano, per gli scatti del nostro Daniele dovrete pazientare ancora un po’

“C’è un modo che hanno le marionette di abbandonarsi sui fili, che è un modo che hanno soltanto i bambini. Quello di lanciarsi quando il padre o la madre dicono che lo possono fare, perchè tanto li prendono loro”. Parola di Andrea Bajani – torinese d’adozione – inviato speciale al Festival Mondial per Il Sole 24 Ore. Ci ha raggiunti da Parigi dove sta scrivendo il suo ultimo libro, per bere tutto d’un fiato questo “continuo incrociare marionette con marionettisti che da sopra le seguono, che le guardano correre e gli vanno dietro apprensivi, hanno paura che inciampino, che si facciano male, sembrano genitori ai primi passi che fanno, bambini con le braccia in alto e camminare sulle punte.”

Se oggi siete in Italia approfittatene per leggere il suo reportage sull’inserto domenicale che Il Sole 24 Ore dedica alla cultura.

Al Barouffe è ora del caffè. Tra gli applausi è terminato 85. Le anime del Purgatorio del nostro Gianluca, per il B&B del Dottor Bostik bisogna aspettare le 18.00. Livia e Giorgia sono già partite e Chiara Trevisan e il suo Cirque de pulces scandiscono il tempo di questo pomeriggio nel jardin au fond du culoir. A chiacchierare con noi è venuta la Compagnie Pupella-Noguès di Touluse: l’occasione è buona per parlare del loro Centre de création pour les arts de la marionnette. Le domande non finiscono mai, così tra un espresso italiano e delle pesche con amaretti e cioccolato il quadro si fa sempre più chiaro: la loro compagnia, che aveva già avviato un lavoro di accompagnamento dei giovani artisti, nel 2008 si è vista riconoscere dal Ministero 25.000 euro all’anno, con una convenzione triennale che ha dato loro modo di continuare ad accogliere le nuove progettualità e di farlo al meglio. Nel 2009 i 4 Centres d’accompagnonage (Cedam) sono già 7: segno questo della buona direzione presa dall’investimento pubblico. Il Ministero non ha stabilito per il momento criteri o disposizioni, lasciando ad ogni compagnia detentrice del Centre la possibilità di costruirselo su misura. Quello di Amiens ad esempio – così ci raccontano Joelle Noguès e Giorgio Pupella – ha deciso di stanziare tutti i soldi ricevuti per sostenere un solo artista all’anno che possa contribuire con il suo lavoro ad uno spettacolo della compagnia e che produca uno spettacolo finale di sua invenzione, ma aderente allo sguardo artistico della compagnia. L’accompagnonage della Compagnie Pupella-Nogues si basa invece sull’ascolto del bisogno di più artisti, e sulla messa a disposizione delle risorse e del sapere di cui nel tempo sono diventati portatori, degli spazi, e del tramite del Ministero che in questo modo finanzia nuovi progetti artistici pagando uno stipendio alle compagnie accolte.
Per la Compagnia oltre al piacere di sostenere queste nuove produzioni, c’è la consapevolezza di poterle far rientrare nelle attività di creazione del DRAC – Direction Régionale Affaires Culturels (sedi distaccate del Ministero), da cui ricevono 45.000 euro all’anno per tre anni, con l’obbligo di due creazioni. Una settimana di residenza per 4 persone al Centre costa circa 5.000 euro.
I centres d’accompagnonage sono alla base della piramide del “sistema marionetta”. Subito sopra – ci ricordano – ci sono le 4 Scénes conventionées per il teatro di marionette, circo e strada e, in cima alla piramide – con gli stessi obiettivi ma con maggiori fondi a disposizione, c’è il Centre di Strasburgo per la produzione del teatro di marionette che si occupa di sostegno alla creazione, e aiuto nella diffusione.
Esempi importanti a cui guardare, questi, pensando ad uno sviluppo del sistema marionetta anche nel nostro Piemonte.
Prima di vedere lo spettacolo, la sorpresa al Forum è quella di uno spazio espositivo che ha portato oltralpe alcuni dei pezzi più interessanti delle collezioni appartenenti a storiche famiglie di burattinai e marionettisti piemontesi, presentati accanto alle inquietanti astratte e pensanti marionette del Teatro dei Sensibili di Guido Ceronetti. La tradizione marionettistica, esemplificata attraverso una scelta operata dall’Istituto per i Beni Marionettistici e il Teatro Popolare, proseguirà il suo cammino andando dal 29 settembre al 9 ottobre a Burgoin-Jeallieu vicino a Lione. Se siete da quelle parti non mancate di dare un’occhiata.

Il festival, che è costato alla Città, alla Regione, al Ministero e agli sponsor privati 7 milioni di euro, ha venduto 72.000 biglietti – di cui 12.000 ai bambini. 36 i punti di spettacolo dell’IN. Sono 300 le compagnie coinvolte nell’IN e nell’Off, ma chi gira per le strade di Charleville sa che il festival non finisce qui. Continua con gli spettacoli dell’organizzazione antifestival che scrivono su Karagoz e con la programmazione dell’Annexe: un’esperienza – quest’ultima – da cui imparare, e molto. Opera di 40 giovani artisti che per l’occasione hanno saputo mettersi in rete, ottenere tre piccoli spazi cittadini, allestirli con attrezzature prese in prestito da varie sale francesi e con tavoli, sedie e mobilia varia presa in prestito dall’Association Emmaus fondata dall’Abbé Pierre e disponibile alla vendita (per beneficenza) alla fine del festival. Per le strade c’è anche chi espone il cartello: ” Nè In né Off, la marionnette est libre!”. L’augurio di tutti è comunque quello di buona visione: la festa continua fino a domani sera.
Ti accolgono a braccia aperte, si offrono di accompagnarti allo spazio del festival se è lontano e ti vedono molto stanco e lo fanno anche se sono già in pigiama, a volte ti preparano la cena per farti sentire bene come a casa, qualcuno ha anche risolto un problema di trasporto fino all’aeroporto di Charleroi in cambio del solo rimborso della benzina. E quando li ringrazi inchinandoti davanti a tanta grazia e a tanto calore davvero inaspettati loro ti rispondono “C’est normal“. Sono l’esercito dei bénévoles, le 400 famiglie che hanno messo a disposizione del festival di Charleville e dei loro ospiti le proprie case, letti asciugamani lenzuola cucine e disponibilità. In cambio ricevono alcuni biglietti omaggio per gli spettacoli come remerciement, e da quest’anno l’invito ad un cocktail offerto dal Président du Conseil Regional e una cena presieduta dal Mairie de Charleville a chiusura di tutto. E se domandi loro perchè lo fanno la parola d’ordine è partager, condividere, mescolare le culture. In più, mi spiega Charlotte che per raccontare tutto ciò è stata scelta da France 3 nella diretta di oggi, Charleville-Mézières è assurta agli onori della cronaca grazie alle inondazioni, all’affaire Dutroux e alle due guerre mondiali: il festival è invece vitale, porta con sè un’atmosfera di festa, familiare e un pubblico davvero internazionale. Sono davvero speciali, e riprova è la risposta di Lucye, 8 anni, che sentendosi ringraziare per averci prestato la sua cameretta, ha detto: “E’ normale, è tutta la vita che lo faccio”.
Oggi alle 16h00 un’altra replica di L’eau miraculeuse in una Place Ducale gremita di gente, dopo l’intervista insieme a Marco Grilli vestito da Gianduja per la Tv, per France 3. Nessun traduttore d’eccezione, questa volta, nè Albert Bagno dell’Unima, nè Eugenia Prelorent di Eolo. E’ il Piemontese più puro a far da padrone, ben compreso dai francesi, con tanto di accento vercellese che è valso un incontro con la moglie di Monticelli qui al festival come noi. Riconosciuto l’accento, è venuta infatti a salutarmi, per dirmi che ritmo, storia e battute del mio spettacolo sono gli stessi del vecchio Monticelli con fagiolino: da cent’anni a questa parte nulla è cambiato, gli spettacoli continuano apiacere così come sono. Una spiegazione? Sono magici. In molti fanno e propongono cose nuove, ma il mio spettacolo è bello così. E poi aiuta a tener viva la memoria di giochi di un tempo come quello del gatto e del topo:
Nonno/gatto: “Dov’è il formaggio?”
nipote/topo: “Nella dispensa”
nonno/gatto: “E la chiave?”
nipote/topo: “E’ sotto il trave”
nonno/gatto: “E la chiavina?” (una volta il formaggio era custodito in una dispensa nella dispensa, con doppia chiavina)
nipote/topo: “E’ sotto il cuscino”
nonno/gatto: “E se io ti prendo?”
nipote/topo: “Io scappo”
E via di corsa…
Eliseo
nonno/gatto:

Sono una domatrice di pulci. Questo in sè è già argomento di conversazione per una cena noiosa. Di più, il mio circo è talmente minuscolo da entrare in una scatola e da poter essere visto da una sola persona alla volta. A quanto risulta dalla banca dati internazionale dei circhi di pulci (potete non crederci ma ne esiste una, inglese, aggiornatissima), il mio è il primo di questi spettacoli realizzato in condizioni di così conturbante intimità. La mia scatola si accomoda in un angolo del foyer, piccolo dono inaspettato per i frequentatori del teatro. Decora e anima un tratto di strada, che risuona della voce potente dell’imbonitore addestrato per l’occasione (Gigi, il mio primo tentativo di domatrice di esseri umani). Qui a Charleville mi si può trovare ovunque, grazie alla disponibilità ed estrema gentilezza degli organizzatori.
E, finalmente, posso confrontare il mio lavoro con quello di altri colleghi “inscatolati”. La tecnica teatrale che utilizzo è molto popolare in Sudamerica, in particolare in Brasile dove è conosciuta come teatro Lembe lembe (dal nome della macchina fotografica di metà 800, cui l’estetica della macchina spesso si ispira). Esistono addirittura festival interamente dedicati. Beati loro! Qui al Festival Mondial una strada è interamente popolata da una teoria di scatole brasiliane, cilene, uruguayane. Un’occasione ghiotta per me, una delle pochissime artigiane a lavorare in scatola in Italia, paese in cui sono ancora (troppo) pochi gli artisti stranieri invitati a presentare micro-performance. Tra un impegno e l’altro con il mio circo mi sono dunque accomodata davanti ad ogni genere di pertugio. La varietà è tanta: uno, due, cinque spettatori, uno o due occhi alla volta, storie comiche, tenere, surreali, grottesche, tecnologiche. Una fabbrica di OGM, una lettera in bottiglia, assetati nel deserto e cantanti d’opera. Un po’ per tutti i gusti. La scatola è un contenitore, e come tale può ospitare una varietà infinita di immagini. Gli artisti che ho incontrato qui lavorano prevalentemente con piccoli pupazzi e marionette.
A prescindere dal livello qualitativo delle produzioni, mi sono resa conto che il mio spettacolo si distingue particolarmente per la materia principale con cui lavoro all’interno della scatola: l’immaginazione dello spettatore. Non risponderò alla domanda: “Ma ci sono pulci vere?” Sarete voi a farlo al termine dello spettacolo. E sono sicura che le risposte saranno una diversa dall’altra. Sebbene il pubblico di questo festival sia abituato alle scatole teatrali, colgo tuttavia negli occhi degli spettatori, al termine dei 4 minuti a loro dedicati, la sorpresa di essersi sentiti levare il tappeto sotto i piedi. L’inaspettato ha trovato posto nel loro carnet. Le pulci sono orgogliose. La domatrice guarda al futuro con rinnovata unica, piccola, intima e preziosa fiducia. Una fiducia che sta giusto custodita in una scatola
Incredibile a dirsi, ma la Regione Champagne-Ardenne oltre ad avere un assessore alla cultura di 26 anni (!) nel 1983 ha dato in gestione tutta la cultura ad una associazione, l’ORCCA – Office Régional Culturel de Champagne Ardenne, che accoglie i progetti, li valuta, ne propone di propri. E’ organizzato da loro il convegno Lever les freins, una giornata per addetti ai lavori dedicata alle arti della marionetta. Accueillir la marionnette : lever les freins, élargir les possibles è il tema del confronto.

Matinée-débat de 10h à 13h, Le Repaire, Espace Professionnel, 21A rue d’Aubilly. A l’occasion du Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes, l’Orcca et l’association Themaa proposent aux professionnels du spectacle et aux médiateurs une matinée-débat exceptionnelle autour des arts de la marionnette. Elle tentera d’interroger collectivement les conditions qui permettraient au théâtre de marionnettes et de formes animées de mieux occuper la place qui lui revient parmi les arts vivants : création, production, diffusion, action culturelle. A travers des expériences réussies ici, des points de blocage repérés ailleurs, quelques témoignages inspirants, la rencontre pourra contribuer à remobiliser l’ensemble des acteurs concernés autour de schémas d’actions originaux. Les échanges seront animés par Anne Quentin, journaliste à La Scène, en présence de nombreux intervenants français et étrangers : Philippe Choulet, Grégoire Callies, Philippe Sidre, Georgina Castro Küstner, Lucile Bodson, Anne-Françoise Cabanis,…
La domanda condivisa è stata dunque questa: come fare per veder riconoscere al teatro di figura un reale posizionamento nelle programmazioni teatrali, al di là del pregiudizio che lo vede relegato alle scolastiche e alle domenicali, pensando ad un giovane pubblico. Marionette e burattini in realtà sono poesia davvero per tutti, anche se per scoprirlo a volte è necessario accompagnare i propri figli ad uno spettacolo. Molto si è parlato anche della necessità e della difficoltà di una definizione del teatro di marionette, nonchè del pericolo insito in essa.
Georgina è intervenuta come relatrice in quanto direttrice artistica del Teatro del Lavoro di Pinerolo, come Vu d’Ailleurs, prima della sintesi finale di Jean-Claude Daniel, président de l’ORCCA.
Non puoi non rimanerne affascinato. La sua maschera é l’incarnazione di quegli immaginari Dei che in un festival come questo – sogno di ogni marionettista e luogo, come dice Damiano, “divenuto mito nell’immaginario del burattinaio di ogni paese della terra, suolo sacro da calpestare con dovizia e rispetto” - dovrebbero guardare e giudicare il talento e l’energia degli artisti. Dalle 10 alle 21 le Grand Marionettiste di 12 metri, concepito da Jacque Monestier e installato sulla facciata dell’Institut international de la marionnette dal 1991, guarda tutti i burattinai fissi negli occhi, in cerca delle loro verità. Vive al centro del festival come la marionnette au centre des arts, rencontres et innovations du festival. Accompagna giorno dopo giorno gli studenti dell’ENSAM (Ecole National Superieure des Arts de la Marionnette) e il lavoro di ricerca, creazione e formazione dell’Institut, per poi prendere per mano i 130.000 spettatori (la scorsa edizione) del festival, faro di quest’atmosfera febbrile, in cui ”on va se passioner, s’enflammer, se chamailler pour un spectacle ou pour un autre. Une ambiance extraordinaire va se reprandre dans toute la ville, jusqu’au bout de la nuit.”
Paola
Un vero risveglio ardennese stamattina: galette au sucre – una specie di focaccia dolce di Susa con sopra, a seconda delle varianti, burro e zucchero o un po’ di crema – e poi passeggiata con le mani in tasca per il freddo che fa. Sopra, un mare di tetti spioventi, abbaini, comignoli e antenne TV malferme sul loro unico piede: una geografia per gatti davvero da cartolina. Intorno, il corso lento del fiume Meuse, e un’infilata di casette di due o tre piani in pietra calcarea gialla e ardesia, con bowindow e balconcini ricamati; vetrine addobbate a festa con marionette e burattini che per una decina di giorni tornan fuori dalla scatole rinconquistandosi la possibilità di dire la loro; la bol d’air del Mont-Olympe, le festose vie del centro assiepate di bancarelle, di artisti, di appassionati con la mappa del festival in tasca e di scolaresche in pettorina verde. Il ritmo pare sempre lo stesso, lungo i viali alberati, rigoroso ma non austero, per poi aprirsi vicino a l’Hotel de ville e grazie ai 24 eleganti pavillons da ‘ville nouvelle’ della Place Ducale. Riapre anche il Forum con il nostro Etre Marionnette.
Paola










Un piccolo variegato campionario della fantasia e della creatività con cui i negozianti di Charleville dimostrano di sentirsi in qualche modo parte del festival. Sono cose che qui in Italia non si vedono proprio tutti i giorni…
Lascia un commento »